La pression des pucerons est au cœur de l’actualité de ce début de mois de mai. Pour vous...
Un marché mondial qui se redresse, grâce aux cours du pétrole qui sont vus comme des boosters pour la production d’éthanol dans le monde ! Du côté européen, le spot est calme, mais la suspension du RPA devrait encourager une reprise des cours d’ici la prochaine campagne.
Le marché du sucre reste bien volatile depuis le début de l’année, et la situation au Moyen-Orient accentue encore la tendance, avec des marchés de l’énergie en ébullition et un pétrole qui atteint des niveaux record.
C’est dans ce contexte que l’UNICA, l’association des sucriers brésiliens, a publié les premiers résultats de la campagne, sur les quinze premiers jours de campagne (du 1er au 15 avril dernier). Ils étaient attendus, et confirment largement les estimations : la part de canne dédiée à l’éthanol, dans le Centre-Sud du pays, est maximale, à 67 %, contre un peu plus de 55 % l’an dernier à la même époque. Du coup, sur la quinzaine, la production d’éthanol augmente de 21 % et celle en sucre baisse de plus de 26 %. Ce volume d’éthanol pèse, certes, sur les cours domestiques, mais sans remettre en cause son effet haussier sur le cours du sucre. Et ce n’est pas fini : le gouvernement brésilien devrait faire passer, d’ici peu de temps, le taux d’incorporation obligatoire d’éthanol dans l’essence de 30 à 32 %.
Tout cela permet au sucre brut de performer sur le mois d’avril. Il ouvre le mois de mai à nouveau autour des 15 cts/lb sur l’échéance de juillet prochain. Le sucre raffiné progresse encore davantage. Il faut dire qu’on estime que les raffineries du Moyen-Orient ne devraient pas fonctionner autant qu’habituellement, et d’ailleurs la « prime de blanc » (qui mesure la différence de prix entre le sucre raffiné et le sucre brut) dépasse désormais à nouveau les 110 $/t, son plus haut depuis 1 an.
Et à quoi s’attendre sur le mois à venir ? S&P vient de revoir, à la marge, son bilan mondial sucrier : un surplus de +2,5 Mt est prévu en 2025-26, puis +3,4 Mt en 2026-27. Et les spéculateurs restent toujours fortement à la vente (-7,2 Mt), une situation qui apparaît donc désormais haussière…
Du côté européen, la période de l’année est calme, mais le vote du Comité de Gestion du 30 avril dernier est dans toutes les têtes. En suspendant, pour un an et à compter de la fin mai prochain, le Régime de Perfectionnement Actif sur le sucre brut, la Commission européenne répond aux attentes de la filière européenne. Car si ce régime a déjà permis l’importation de 0,4 Mt sur la campagne actuelle (2025-26), cela reste moins que l’an passé (0,7 Mt), et acte, surtout, l’impossibilité de l’utiliser pendant, au moins, toute la première partie de la campagne suivante (2026-27).
Du coup, le bilan sucrier européen attendu lors de l’arrachage des betteraves en terre devrait se tendre suffisamment pour donner davantage de valorisation aux betteraves. Une bonne nouvelle, alors que les craintes que le rendement français soit affecté par les attaques précoces de pucerons, en France, sont vives !
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