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Le Salon international de l’agriculture s’ouvre avec des attentes très fortes du monde agricole et ce message sera martelé auprès des décideurs politiques, jusqu’au plus haut niveau, pendant toute sa durée. Depuis plus de deux ans, les agriculteurs se mobilisent, manifestent, revendiquent. Mais les réponses apportées à ce jour restent largement insuffisantes !
Alors que le solde de notre balance commerciale agroalimentaire est devenu déficitaire, il y a véritablement urgence à agir et à reconstruire une ambition nationale et européenne pour notre agriculture et nos exploitations.
Les femmes et les hommes qui produisent notre alimentation quotidienne, notamment les productions végétales, sont sans perspective, ni revenu depuis trop longtemps. Cette situation ne peut plus durer.
Nous attendons beaucoup de la loi d’urgence annoncée par le Premier ministre fin janvier sur les volets moyens de production, eau et prédation. Le Premier ministre a déclaré fin janvier qu’il fallait en finir avec le deux poids, deux mesures ! Nous ne pouvons que souscrire à ses paroles, mais ce sont des actes que nous attendons ! C’est de courage politique dont nous avons besoin pour redonner aux betteraviers français les mêmes moyens de protection que leurs homologues européens contre les pucerons et la jaunisse, gage de leur compétitivité.
Bien entendu, une loi ne fera pas tout. Il importe aussi de changer de logiciel et de faire confiance aux agriculteurs, en rappelant que notre modèle de production est le plus durable au monde. Notre administration doit ainsi se montrer facilitatrice, plutôt que d’être suspicieuse et d’empiler les contraintes et les sur-réglementations.
Nous avons aussi besoin d’une Politique agricole commune qui joue pleinement son rôle, avec un budget à la hauteur des enjeux – notre souveraineté et notre sécurité alimentaire – et des outils adaptés pour mieux répondre aux crises, afin de sortir d’un libéralisme ravageur pour notre économie agricole : régulation des marchés, filet de sécurité pour les prix, etc.
Nous avons enfin besoin d’une Europe forte et lucide, qui cesse d’ouvrir ses marchés agricoles à tous vents, sans exiger la réciprocité des normes de production qu’elle nous impose. L’Europe doit protéger son agriculture au lieu de la démanteler.
Nos nombreuses mobilisations ont permis des avancées significatives : suspension provisoire du Mercosur, annonce de la suspension de la taxe carbone sur les engrais tout comme du régime de perfectionnement actif sur le sucre. Nous restons pleinement mobilisés pour que leur mise en œuvre soit effective rapidement et, surtout, que nous retrouvions enfin la marche avant pour le bien de nos entreprises, de nos territoires et de notre économie. Voilà les messages que nous allons répéter inlassablement à nos décideurs tout au long de la semaine du Salon.
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