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Peu d’informations à retenir, à propos des fondamentaux, pour cette fin d’année 2025. Le mois de décembre se termine proche de la manière dont il a commencé, avec un sucre brut sous les 15 cts/lb, bien qu’il ait temporairement dépassé ce seuil psychologique.
La récolte en Inde s’annonce bonne : les chiffres portant sur les deux premiers mois montrent un début de campagne très fort, mais ne présagent en rien des chiffres finaux, avec l’inconnu que représente le débouché éthanol. L’analyste S&P a, d’ailleurs, revu légèrement à la baisse son excédent sucrier mondial, qu’il estime autour de 3,5 Mt sur la campagne en cours, contre 3,9 Mt dans ses estimations du mois dernier.
Mais il y a un point à noter sur la fin d’année : les spéculateurs ont légèrement réduit leurs positions vendeuses, de près de 2,5 Mt. La reprise du marché n’a pourtant été que modérée, les opérateurs commerciaux, notamment brésiliens, ayant probablement tiré parti de ce rebond pour se positionner : on les disait en retard, jusqu’à présent. Cela dit, ces spéculateurs continuent de peser à la baisse sur les cours : ils restent vendeurs-nets de plus de 8 Mt de sucre.
Du côté de l’énergie, le pétrole est à un niveau historiquement bas : autour des 60 $/baril, on n’avait pas vu cela depuis 5 ans. Le gaz, en Europe, se détend également : il est passé sous les 30 €/MWh : une énergie si peu chère sur l’Union européenne n’avait pas été vue depuis 2 ans.
Sur le marché européen, les bons rendements et le marché mondial jouent de concert pour peser sur les prix spot. Il est bien bas : autour de 400 €/t rendu utilisateur d’Europe de l’Ouest, selon S&P, qui précise bien qu’à ce niveau cependant, aucune transaction n’est recensée. Et d’ailleurs, en ce qui concerne les livraisons, la valeur d’octobre, à 522 €/t, a eu un effet rassurant : cette valeur est identique à celle du mois précédent, malgré le changement de campagne.
Pour conclure, prenons un peu de hauteur en cette fin d’année sur le marché mondial. Si l’on compare les chiffres de la dernière semaine de 2026 avec ceux de la dernière semaine de 2025, l’évolution est cruelle : le sucre brut a perdu 23 % et a donc bien souffert face aux céréales (blé : -7 %, maïs : -3 %). En Europe, le sucre, sur le marché spot, a perdu 20 %. L’éthanol au Brésil a, lui, gagné 11 % en Réal, une monnaie qui a gagné plus de 10 % face au dollar en un an. Enfin, le baril de Brent a perdu 19 % – ce qui n’a pas empêché un enchérissement du prix du fret (Supramax) de 24 %… Quelle année !
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Une situation bien fébrile sur le marché du sucre. Il se cherche, et la navigation se fait un peu...
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