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Petit coup de mou sur le marché mondial : le sucre brut a perdu un peu moins de 2 % sur le mois. Après quelques semaines proches des 15 cts/lb, il termine le mois sous les 14,5 cts/lb : un retour à la situation de la mi-octobre. Cette légère tendance baissière est davantage prononcée sur le sucre blanc (-3 %) : la « prime de blanc » s’installe sous les 90 $/t.
Cette orientation va-t-elle se poursuivre ? C’est probablement l’avis des spéculateurs, qui entretiennent, par leurs positions, cette pression à la baisse : ils finissent le mois vendeurs nets de 8,8 Mt. Pourtant, du côté des fondamentaux, les nouvelles sont maigres et les stocks mondiaux au plus bas. S&P a revu son bilan prévisionnel mondial 2025-2026 à +3,5 Mt, soit un surplus un peu moindre qu’estimé en décembre dernier (+3,9 Mt).
On note certes des anticipations de bonnes récoltes au Brésil : la campagne ouvrira dans trois mois et la météo semble avoir été clémente pour la production de canne. D’autant que, fin janvier, Petrobras a baissé d’un peu plus de 5 % le prix de l’essence pour le consommateur, ce qui pourrait encourager le pays à privilégier le débouché sucre pour sa canne à sucre — mais on l’estimait déjà maximal jusqu’à présent. Du côté indien, les prévisions d’export restent minimes. Ici aussi, le débouché éthanol est très plébiscité : on estime que le pays est parvenu à un taux d’incorporation d’éthanol (pas seulement de canne à sucre !) de 20 % en décembre dernier. Quelle progression par rapport à une situation quasiment inexistante il y a moins de dix ans !
Du côté des facteurs macroéconomiques, c’est un peu la pagaille. Comment ne pas parler des tensions sur les monnaies : l’euro, face au dollar, gagne 2 %, le réal 3 % et le dollar canadien 4 % ! Du coup, la baisse du cours du sucre est bien plus forte lorsqu’elle est raisonnée dans ces monnaies… Ajoutons que le pétrole gagne 10 % sur le mois, tout en restant à des niveaux historiquement bas, contribuant à une hausse du fret de 5 %.
En Europe, c’est plus calme : le spot reste bien bas, mais sans volume. Ce qui a été contractualisé se tient bien et les livraisons de décembre dernier restent à 509 €/t sortie sucrerie. L’information de la semaine aura été l’annonce de la suspension du Régime de Perfectionnement Actif pour le sucre, par le Commissaire européen à l’Agriculture. L’analyste britannique Marex résume : « cela réduirait la quantité de sucre importé sans droit de douane et, si c’était le cas, devrait augmenter les prévisions de prix pour l’an prochain ». Et d’autant plus en cas de baisse des surfaces européennes, estimées aujourd’hui autour de -5 à -7 %.
En appliquant un rendement moyen à chaque pays, la production prévisionnelle ressort à 14,3 Mt : c’est presque 2 Mt de sucre en moins que cette année…
Bref, le retour à un bilan équilibré par des importations !
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