Paris, le 06 octobre 2026 : Les associations spécialisées « grandes cultures », AGPB, AGPM, CGB, FOP et UNPT, dénoncent la décision annoncée par le Gouvernement de fixer par arrêté une teneur maximale en cadmium des engrais phosphatés à 40 mg/kg...
A la veille de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture, les producteurs de grandes cultures sont à un point de rupture inédit. Cet événement doit permettre d’alerter l’ensemble des pouvoirs publics quant à l’urgence de la situation : effondrement des revenus, recul des surfaces cultivées et baisse des rendements à l’hectare, hausse continue des coûts de production conjuguée à un contexte géopolitique et commercial bouleversé. Les acteurs de ces filières lourdement impactées dénoncent une crise aujourd’hui structurelle, liée à des politiques agricoles nationales et européennes sans vision ni cohérence et appellent l’ensemble de la classe politique à l’urgence d’agir.
« Sans action rapide et décisive, c’est un pan entier de l’agriculture française qui menace de s’effondrer, avec des conséquences dramatiques pour l’emploi rural, l’économie nationale mais surtout la sécurité agricole et alimentaire du pays ». Alors que le Salon International de l’Agriculture ouvrira ses portes ce samedi, les présidents de l’AGPB, l’AGPM, la CGB, la FOP et l’UNPT, les principales associations spécialisées des producteurs de grandes cultures, lancent un cri d’alarme à l’ensemble de la classe politique française.
▪️L’effondrement économique de nos filières s’illustre avec des chiffres édifiants :
▪️Des revenus négatifs, trois années consécutives, pour les producteurs de céréales et d’oléoprotéagineux, les pires résultats toutes filières agricoles confondues ;
▪️Une baisse de rendement à l’hectare inquiétante : -40 % pour les pois protéagineux, -6 % pour la betterave sucrière et -14 % pour la pomme de terre sur quinze ans ;
▪️Des surfaces cultivées qui baissent drastiquement : -900 000 hectares de céréales à paille et -500 000 hectares de maïs ces dix dernières années. L’Europe, autrefois autosuffisante, importe désormais 25 % de ses besoins en maïs ;
▪️Quant aux coûts de production ils ont explosé de 30 % à 45 % en cinq ans, alors même que les aides PAC à l’hectare ont été divisées par 2 ces vingt dernières années (en euros constants).
Pour l’AGPB, l’AGPM, la CGB, la FOP et l’UNPT, il y a urgence à agir « à la racine des maux structurels » qui fragilisent les agriculteurs et leur capacité à produire, entreprendre, innover et à s’adapter. A la veille de cet événement incontournable pour l’agriculture française, nous appelons l’ensemble de la classe politique à entendre leurs demandes et s’emparer de leurs propositions* sans plus attendre : « le temps des responsabilités et de l’action doit prendre le pas sur les déclarations d’intention et promesses non tenues. La balle est désormais dans le camp de ceux qui nous gouvernent et qui ont pour devoir de contribuer utilement à l’avenir du pays pour les mois et années à venir, en faisant le choix de relancer la production agricole et alimentaire de notre Nation. »concluent les cinq Présidents.

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