La CGB alerte sur les conséquences dramatiques de la sécheresse et des canicules sur la production de betteraves sucrières, avec une perte de valeur estimée à près d’1 milliard d’euros pour la filière. Bray-sur-Seine, 17 septembre 2026...
Dans le cadre de la révision en cours du règlement européen relatif à l’Organisation Commune des Marchés, et au-delà des améliorations contractuelles visant à clarifier le prix de base de la betterave, la CGB se félicite d’une avancée historique quant à la gestion des marchés agricoles. En effet, après des années de laisser-faire sur les marchés agricoles, qui ont eu des effets désastreux sur de nombreuses filières, dont celle du sucre, les députés européens, réunis en plénière ce 8 octobre, ont adopté deux dispositions majeures :
• La Commission devra élaborer un mécanisme visant à réviser les seuils de référence de manière « régulière […] sur la base d’indicateurs objectifs tels que l’inflation [et] les coûts de production […] ». Depuis 2006, ce seuil est fixé à 404,4 €/tonne pour le sucre blanc. Depuis plus de deux ans, la CGB revendique sa réévaluation sur la base de l’inflation, ce qui correspondrait, aujourd’hui, à une valeur proche de 585 €/t.
• Le sucre devient éligible à l’intervention publique, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent, malgré la crise de la fin des quotas (2017-2021) et les demandes répétées de la CGB.
Ces deux éléments, qui modernisent la gestion des marchés agricoles, constituent une première victoire. Le fait que l’’ensemble de ces amendements ait été adopté à une écrasante majorité donne une forte légitimité à Céline Imart pour défendre son texte lors des trilogues, prochaine étape du processus.
Guillaume Gandon, Vice-Président de la CGB, déclare : « Après la sur-administration des années 1980, puis la sur-libéralisation des marchés dans les années 2010, ce vote prouve qu’une voie médiane est possible et souhaitée par les agriculteurs : à nous de la construire ! »
Franck Sander, Président de la CGB, complète : « Je salue l’écoute et le travail de Céline Imart sur ces sujets majeurs pour nous, betteraviers, et notre agriculture. La PAC de 2028 se construit aujourd’hui. La Commission européenne a mis sur la table 6,3 Mds sur 7 ans au titre de la stabilisation des marchés agricoles, et c’est d’ailleurs une des rares choses à garder de sa proposition ! La manière dont sera pilotée cette enveloppe sera déterminante pour lutter contre les crises de marché. »
La CGB alerte sur les conséquences dramatiques de la sécheresse et des canicules sur la production de betteraves sucrières, avec une perte de valeur estimée à près d’1 milliard d’euros pour la filière. Bray-sur-Seine, 17 septembre 2026...
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