Alors que les semis 2026 ont démarré dès la première semaine de mars et que les conditions météorologiques de cette fin d’hiver sont particulièrement clémentes, l’ensemble des parties prenantes de notre interprofession betterave-sucre-éthanol souhaitent conjointement attirer votre attention sur l’intérêt et la nécessité que chaque planteur mette en œuvre les bonnes pratiques pour prévenir et réduire le risque jaunisse.
Destruction des réservoirs viraux
Les travaux conduits dans le cadre du PNRI ont permis de mieux comprendre la dynamique pucerons/virus et d’identifier des mesures efficaces pour la ralentir voire l’enrayer.
La recherche a notamment mis en évidence l’existence dans les territoires betteraviers de réservoirs viraux sur lesquels les pucerons viennent se charger en virus, ce qui augmente fortement leur capacité de contamination des betteraves sucrières.
Des analyses récemment effectuées par l’ITB sur 76 cordons de déterrage et 19 parcelles de céréales post-betterave, montrent une contamination virale très élevée: 67 % des échantillons issus de cordons de déterrage sont positifs à au moins un virus de la jaunisse, et 37 % des betteraves présentes en culture de céréale post-betterave sont contaminées.
Ces résultats sont nettement plus élevés que ceux relevés en 2024 (11% d’échantillons positifs).
De la même façon, certains couverts intermédiaires sont aussi des réservoirs viraux, notamment ceux contenant un taux élevé de phacélie. Ces couverts doivent également être détruits avant la levée des betteraves.
Il importe donc de limiter le risque de contamination en détruisant dès maintenant le maximum de ces réservoirs viraux, avant la levée des betteraves.
Contrôle des populations de pucerons
En complément, il est nécessaire de limiter la contamination des betteraves en réduisant au maximum les populations de pucerons.
Nous avons obtenu une autorisation d’urgence pour un nouveau produit insecticide, le Verseon (BASF), à base de dimpropyridaz, également pour un passage.
Cette nouvelle matière active est en cours d’homologation au niveau européen. Elle devrait à terme bénéficier d’une autorisation de mise sur le marché permanente, sur betteraves.
Ce nouvel insecticide vient en complément du Teppeki (1 passage) et du Movento (2 passages, dérogation attendue prochainement)