18 septembre 2026 - Alors que la campagne betteravière 2026 débute dans un contexte...
La récolte 2026 s’annonce catastrophique pour de nombreux betteraviers, dont les parcelles sont très durement touchées par les conditions climatiques extrêmes de ces trois derniers mois.
Dans l’Yonne, l’Aube, la Champagne, la Seine-et-Marne, le Centre-Val de Loire, l’Alsace mais aussi dans l’Eure et l’Oise, la culture a souffert comme jamais et présente un état sanitaire dégradé, voire très dégradé. Un nombre croissant de parcelles ne pourront même pas être récoltées ! Et la situation empire de jour en jour, en l’absence de précipitations.
Les dernières estimations font état d’une perte de 30 % de la production en moyenne nationale. Ces pertes seront largement supérieures dans les régions mentionnées. Elles représentent une perte de valeur de près d’un milliard d’euros pour nos fermes, notre filière et nos territoires.
Face à une telle adversité et à l’ampleur de ses conséquences, je le dis solennellement, l’heure est la mobilisation générale et à la responsabilité collective.
J’appelle le Gouvernement à prendre la pleine mesure de la gravité de la situation de nos fermes et de notre filière et à agir sans délai. Des mesures fortes sont attendues pour renflouer les trésoreries de nos fermes et nous permettre de poursuivre notre activité : plan de sauvegarde pour les planteurs, déclenchement de l’Indemnité de solidarité nationale (ISN), mesures réglementaires pour faciliter l’accès à l’eau et renforcer nos moyens de protection phytosanitaire, etc.
J’appelle les assureurs à bien prendre en compte le contexte économique dramatique des agriculteurs dans les régions betteravières durement touchées par la sécheresse et les canicules. L’indemnisation des planteurs de betteraves doit être juste et à la hauteur. Au-delà des aspects économiques cruciaux, c’est aussi une question de confiance dans l’assurance climatique.
Notre filière betterave sucre éthanol doit elle aussi prendre sa part et apporter des réponses rapides, concrètes et pertinentes aux planteurs de ce contexte catastrophique : qu’il s’agisse de facilités de trésorerie ou des conditions d’enlèvement et de réception des betteraves, j’attends de nos groupes sucriers qu’ils fassent preuve de flexibilité et de discernement pour réceptionner le maximum de betteraves, tant cette récolte 2026 est déjà traumatisante.
L’heure est à la mobilisation générale de tous les acteurs pour amortir ce choc et accompagner chaque planteur. Elle est aussi à la solidarité, y compris au sein de notre filière. Il en va de notre avenir commun.
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