Paris, le 4 septembre 2026 – La ministre de l’Agriculture a annoncé ce jour son plan à 1 milliard d’euros pour faire face à la crise agricole historique que connaît notre pays. Derrière ce chiffre, la réalité est beaucoup moins spectaculaire :...
La CGB alerte sur les conséquences dramatiques de la sécheresse et des canicules sur la production de betteraves sucrières, avec une perte de valeur estimée à près d’1 milliard d’euros pour la filière.
Bray-sur-Seine, 17 septembre 2026 – Alors que les premiers arrachages débutent, la CGB a organisé le 17 septembre une visite de terrain, en Seine-et-Marne, en présence du préfet Pierre Ory, pour montrer la gravité des dégâts causés par une sécheresse exceptionnelle et plusieurs épisodes de canicule.
Dans de nombreuses régions betteravières – notamment l’Aube, l’Yonne, la Champagne, l’Île-de-France, l’Oise, le Centre-Val de Loire, l’Alsace et l’Eure – les betteraves ont subi un stress climatique exceptionnel, avec un impact inédit sur leur développement et leur état sanitaire.
Dans les parcelles touchées, les effets de la sécheresse sont marquants : dessèchement du feuillage, disparition de couronnes de feuilles, développement perturbé des racines. Ces stress climatiques ont généré une forte pression des ravageurs.
« La betterave a dû fonctionner en mode survie tout l’été, mais dans plusieurs parcelles, elle n’y parvient plus. Ce que nous constatons aujourd’hui dans ce champ ravagé est extrêmement préoccupant, d’autant que la pluie n’est toujours pas annoncée. Localement, les pertes de rendement atteignent 70%. Encore plus grave, des planteurs vont tout perdre car des milliers d’hectares ne seront pas récoltés.», témoigne Cyrille Milard, planteur en Seine-et-Marne et Président de CGB Ile-de-France.
Pour les planteurs, de nombreuses incertitudes demeurent à quelques jours de la récolte : quel sera le rendement réel ? Comment apprécier l’état sanitaire des betteraves ? Dois-je récolter mes betteraves ? Comment vont-elles se conserver en silo ? Quelles conséquences pour leur réception et leur transformation dans les usines ?
La CGB anticipe un nouveau choc pour les planteurs et la filière, après la crise de la jaunisse de 2020.
Les dernières estimations disponibles font état d’une perte de 30 % de la production au niveau national, soit une perte de valeur de l’ordre d’un milliard d’euros pour l’ensemble de la filière.
La CGB demande des réponses à la hauteur de cette situation exceptionnelle :
« Six ans après la crise de la jaunisse, notre filière doit à nouveau faire face à un choc majeur. Les premiers constats sont suffisamment alarmants pour que les pouvoirs publics prennent immédiatement la mesure de la situation. Face à cette épreuve inédite, la solidarité est le maitre mot, solidarité de l’Etat et solidarité au sein de notre filière, pour affronter cette crise collectivement » déclare Franck Sander, président de la CGB.
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